jeudi, 9 mars 2017|

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Programme de l’étrange festival du Vendredi 13 septembre : Wesley Willis’s joyrides, en présence de Jello Biafra

Thématique : Carte blanche à Jello Biafra
Réalisation : Chris Bagley & Kim Shively
Production : Chris Bagley, Kim Shively, Henry Ansbacher, David Coombe
Musique : Marc Koeplin, Wesley Willis

Diagnostiqué schizophrène, Wesley Willis, figure unique du rock alternatif, vénéré par la scène punk-rock américaine, a été sauvé par la musique, exorcisant par l’art les démons dans sa tête. Il a commencé en chantant dans la rue avec un clavier Technics KN2000, enregistré 50 albums dans les années 90, avant d’exceller dans le dessin. À sa mort en 2003, il gagne encore en notoriété grâce aux premiers échanges peer-to-peer. Grand fan de ses textes hilarants, Jello Biafra publiera plusieurs de ses disques via Alternative Tentacles.

Jello Biafra : « Daniel Johnston. Scott Walker. Wild Man Fischer. Aujourd’hui, on les surnomme des artistes hors normes. À mes oreilles, aucun d’eux n’a jamais composé une “Musique Incroyablement Étrange” semblable à celle de Wesley Willis (1963-2003). Wesley a vendu des dessins dans les rues de Chicago pendant des années avant de commencer à faire de la musique. Deux mètres de haut et large comme une petite voiture, il fut diagnostiqué schizophrène chronique. J’ajouterais à cela une dose généreuse d’autisme façon Rainman et Dieu sait quoi d’autre. Aussitôt qu’il se lança dans la musique, plus rien ne put l’arrêter. 50 CD en sept ans et peut-être bien autant d’autres non sortis dans le commerce. D’autres enregistrements sont constamment découverts. La musique en elle-même est inclassable. Bien sûr, à la surface, c’est du rock’n’roll à base de claviers programmés (utilisant quelquefois la même mélodie sur des douzaines de morceaux à la suite). Mais rien sur terre ne sonne comme cela, en particulier si vous insérez à la fin de chaque chanson, un slogan de publicité télévisée. Les paroles sont totalement improvisées. Impossible de trouver mots plus honnêtes, nus et enfantins. Des chansons sur combien il aime ses amis, les groupes qu’il va voir jouer, les crimes urbains dans les nouvelles du soir. Mais aussi Rock and Roll McDonald’s, Ils m’ont jeté hors de l’église, J’ai cassé la gueule à Batman et plein, plein d’autres. Je le connaissais bien. Rien à son propos n’était normal. Il était encore plus étrange dans la vie que sur scène. Ce n’était pas facile d’être Wesley Willis, mais il y avait tant à admirer dans sa personne. Ce fut quelqu’un qui vint à bout d’une pauvreté extrême, surmonta la maladie mentale et s’extirpa du ghetto de Chicago, en illuminant la vie de pratiquement tous ceux qu’il toucha – souvent à coups de boule. »

Source : l’étrange festival

Les photos de Bwaje...


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